Famille d'Agoult

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 Funérailles du Vicomte Alexis 'Prouvencao' Beogora de Marignane

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Vero de Beausoleil
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Messages : 5
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Date d'inscription : 13/02/2010
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Humeur : suceptible et terriblement émotive

MessageSujet: Re: Funérailles du Vicomte Alexis 'Prouvencao' Beogora de Marignane   Sam 27 Fév - 22:44

Foudroyant.
D'un caveau à peine clos...les choses se précipite.
Les yeux ronds et la bouche légèrement ouverte
Regarde perplexe la suite
Génuflexion, couronne .. répartition du gâteau,
Grande dame, petites seigneurs.

Cherche son souffle, bouscule un peu pour trouver la sortie
Lente qu'elle est, lente elle restera.
A peine tiède... les choses de la vie la rende fébrile

L'air froid, calme, s'affaisse doucement contre la pierre et cherche nettement le sens.

A regarder .. à comprendre...

La suite ..la vie avant tout...

Se demande comment tout cela va s'achever.

Vive valeque...Oc surement...
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Alexandra1



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Date d'inscription : 11/02/2010
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MessageSujet: Re: Funérailles du Vicomte Alexis 'Prouvencao' Beogora de Marignane   Mer 23 Juin - 8:39

Alexandra interrompu sa marche profitant de quelques instants de soleil pour écrire une longue lettre. Une fois la tâche faite, essuyant encore les larmes ornant son visage, elle roula les vélins ensembles puis les expédia au Père Pont d'Agoult:

Citation :
Cher Pons d’Agoult,

Sans doute vous ne vous rappellerez pas de moi. Quand même, je vous écris à vous en pensant à votre frère Alexis. Car il y est de ces choses que j’aimerais qu’il sache, lui aux côtés du Très- Haut. Nous ici bas.

La jeune femme que je suis semble vous avoir chagriné, lors de notre seule et unique rencontre, aux funérailles d’Alexis. Cette circonstance me chagrine encore et pardonnez-moi si ce vélin vous parvient orné de quelques cernes séchés car mes larmes ne cesses de coulées. S’il n’y a pas cent parchemins que j’ai trop humidifié tant de mes larmes que de mon encre, je n’en n’ai pas tremper un seul.

C’est en qualité d’ami que je vous écris car il m’est impossible de vous percevoir autrement vu le lien qui vous unissait avec mon parrain. Aussi cette partie de la lettre vous concerne-t-elle qu’une autre sera dédiée à Alexis.

Dites-moi mon Père, comment vont les enfants ? La toute jeune Marra doit avoir bien grandit. Comment va-t-elle ? Pas un jour ne passe sans que je songe à cette enfant adorable dont j’ai vu son tout premier jour. Elle me rappelait tant sa mère après sa mort. Souvenir si douloureux pour moi, ma meilleure amie elle était. Je présume que cette petite créature de Dieu doit m’avoir oublier vu son jeune âge lorsque j’étais sa gouvernante. Peut-être en est-il mieux ainsi pour elle. Quant à Tristan, son frère, je ne l’ai pas connu à mon plus grand regret. Alexis avait ses secrets qu’il ne partageait pas à tout le monde et avec grande raison.

J’aimerais que vous me promettiez une chose cher Pons; promettez- moi de veiller sur eux comme si c’était la prunelle de vos yeux, comme s’il s’agissait de vos propres enfants, comme s’il en allait de votre propre vie.

Je sais que nous ne nous connaissons pas et que vous ne me devez rien. Mais je garde espoir comme en la fin de la guerre de Provence qui fini par se terminée elle aussi. Je garde un maigre espoir que vous répondiez à cette lettre. Un maigre espoir d’avoir des nouvelles des enfants et qu’ils se portent bien. Un maigre espoir de les revoir peut-être un jour ... Nos chemins se croiseront peut-être à nouveau ...

Merci pour tout,

Alexandra1

Cher Alexis, cher Prouvencao, cher parrain, mais par dessus tout: cher ami !

Du haut de ton éternité paradisiaque, tu me manque tant.

Tant de choses à te raconter, tant à te confier.

Après ton départ, j’ai fais le grand ménage de ma vie. Je me retrouvais devant rien, le vide, le néant m’emportait tant et si bien que la mort m’emportais en enfer. J’ai appris ton décès lors d’une conversation anodine avec Ref1 alors que celui ci m’expliquait la perte du goût qu’il avait de fréquenter les tavernes et que moi, qui tentai désespérément de garder goût à la vie, lui parlai de mes ennuis. Dans cette guerre, j’étais complètement perdue ne retrouvant rien. J’ai réaliser ta perte lorsque Véro de Beausoleil reçu cette lettre du Père d’Agoult la conviant à tes funérailles. Toujours en taverne, elle lança tout bonnement la proposition que si quelqu’un d’autre voulait y assister, il n’y avait qu’à lui en faire part pour que les dits volontaires y soient invités. Proposition qu’elle me lança évidemment, peut-être un peu moqueuse puisque je ne suis pas noble mais je me rattrapai d’une autre manière plus tard. Ensuite, j’ai reçu mon invitation à y assister. Très sincèrement dans un sens, j’en fut soulagée. Non pas par égoïsme mais parce que tu ne m’as pas oublier. C’est le seul réconfort que j’ai pu trouver en ces moments ou encore une fois, je ne pouvais que compter sur moi, sur toi en un sens, encore une fois. Ensuite, à tes funérailles, je suis restée bien sage. Quelque peu intimidé par tous ces nobles bien que j’en ai toutefois l’habitude d’être entouré. C’est aussi là que j’ai vu Dahut, pour la toute première fois depuis mon retour en Provence. Voyage d’escorte que je n’aurais jamais du faire d’ailleurs, pour ne point te retrouver à mon retour. Enfin, comme tu as peut-être pu le constater, Dahut avec qui j’avais toujours eu du plaisir à me retrouver, m’ignora complètement à ce moment. Était-ce parce que je ne suis pas noble ? Dis-moi Alexis, toi qui ne m’a jamais ignorer, comment se fait-il qu’aux yeux de Dieu nous sommes tous égaux tel ses Enfants alors que les nobles ignorent tous ceux et celles qui ne le sont pas, hors quelques exceptions telles que toi, cela va de soit !? Toujours est-il que Dahut s’excusa de ce comportement plus tard qui a ses dites était justifier par sa peine. De ceci, en t’écrivant, je réalise que j’en garde quand même une pointe d’amertume. Car ma peine de ta perte est toujours aussi grande et vive à ce jour.

Un peu plus tard, tentant désespérément de me remettre, de reprendre ma vie en main et de lui donner un sens, j’écrivis une lettre à mon fiancé Shizuga lui annonçant que je le quittais. Depuis notre retour séparément en Provence, je ne l’avais pas vu. Même plus loin encore, lorsque je me rendis à Cosne avec notre escorte, il bifurqua vers Vienne. C’était donc à notre départ de Provence, la dernière fois où je l’ai vu. Six longs mois et des poussières s’étaient écoulés. Comment un couple qui ne c’est pas même écrit pendant tout ce temps peut-il tenir ? C’est suite à cette lettre qu’il se décida à réapparaitre. Torture de trois semaines pour me séparer de lui, mais pas définitivement. Un événement plus malheureux encore me protégea de lui pendant un long moment par contre. Car à Aix, voulant me rendre utile et redonner un sens à ma petite vie de paysanne, je rencontrai un couple dont le jeune homme me proposa de devenir sa marraine. Noctuel l’époux de Miellye qui prit part aux combats fut gravement blessé et je l’hébergeai jusqu’à ce que ses blessures fussent suffisamment guéries pour l’escorter jusqu’à Forcalquier où les enfants, mes neveux et nièces étaient laissés à eux même. Ma cousine Miellye ayant été blessée avait perdu mémoire et était Dieu- sait- où ! Ceci dit, moi ainsi que le jeune couple raccompagnâmes Noctuel à bon port bénéficiant de laisser passer octroyer par la Marquise. Hors au retour, arrivant tous trois aux rempart d’Aix, une armée avait reçu ordre de touer tout françoys et par erreur, nous fîmes tous trois laissés pour mort là gisant dans notre sang. La raison de cet “incident” est que la fiancée du jeune couple est françoyse bien qu’elle se soit battue courageusement pour la Provence, elle figurait toujours sur les listes ennemis de notre Terre. Ainsi c’est Bellisende qui courageusement lorsqu’elle apprit la nouvelle de trois blessés gravement aux portes de la ville d’Aix qui vint à notre secours et nous ramena en ma demeure forcalquiéraine où nous fûmes soignés.

Ne te décourage pas, je sais que mon histoire est longue mais sache que tous ces événements ont un lien commun.

À présent poursuivons, c’est alors qu’avant de commencer une longue convalescence en Forcalquier que je me donnai un but. Celui d’entreprendre le séminaire de diacre de Provence en mémoire d’Ascram. Personne à Aix ne reprit encore à ce jour ces charges de diacre. Je profitai alors de ces longues journées de repos pour me concentrer sur mes études. Mais quelqu’un me manquais. Une petite étincelle en ma vie qui me semblait clairement ne pas vouloir de moi pour me l’avoir démontrer en me tirant une flèche qui me rata de peu traversant mes cheveux. Un être unique comme seul notre Seigneur ne peut avoir la bonté d’en créer. Certes il ne se perçoit pas ainsi mais à mon coeur, même s’il ne veut pas l’admettre, c’est vision que j’avais de lui lorsque je le rencontrai même s’il était au moment le plus bas de sa vie. Ce n’est pas les événements malheureux qui auront toucher mon coeur mais lui même de sa personne. De lui je me trouvai séparée, blessée et à Forcalquier où tout fut galère perdant même ma place au conseil municipal. Puis un jour, un soldat de l’armée provençale me lança en rigolant, que pour passer le temps, je n’avais qu’à écrire aux soldats de l’armée qui s’ennuyaient eux aussi entre les combats. Je pris alors mon courage, ma plus et mon encre pour écrire à cet ancien soldat qui m’avais déjà agresser. À ma plus grande surprise, il me répondit. Ces lettres continuèrent pendant des jours alors que même lorsque j’étais en taverne, je ne parlais plus à personne mais écrivais à lui. Lui qui était tout comme moi prisonnier de son enveloppe charnelle blessée. Un jour alors qu’il eu l’autorisation du médicastre de pouvoir quitté la ville sa santé le lui permettant, il vint me faire la surprise de sa présence. Malheureusement, il ne resta que deux jours mais combien merveilleux fut- ils. Ensuite il revint me chercher à Forcalquier lorsque j’eu mon consentement du médicastre à mon tour à pouvoir rentrer chez moi. Depuis nous ne nous quittons plus. Aujourd’hui je suis fiancée à Kalifleretour.

Peu de temps après avoir entrepris le séminaire de diacre, j’avais déjà rencontrer les chevaliers teutoniques. Aussi je demandai à postuler à cette Ordre n’ayant rien à perdre dans la vie, pour au moins servir une cause pour laquelle je m’appliquais déjà beaucoup.

Aujourd’hui, assise sur une pierre rentrant d’un voyage en Lausanne qui tourna mal, je prends le temps d’écrire cette longue lettre qui t’es destiner. Je confis à toi par écrit ce que j’aurai aimé te partager à haute voie. Le malheur que mon coeur a vécu des pertes de gens que j’ai aimé restera à jamais dans ma mémoire. Pas un jour ne passe qu’avec coeur je ne pense pas à toi, à cette douce diacre un peu frivole, cette petite enfant qui est la vôtre.

Aujourd’hui je reviens d’un long voyage ou nous devions assister à un mariage qui n’aura jamais vu sa fin car il n’aura même pas eu le temps de commencer. C’était la toute première fois que Kalif assistait à une telle cérémonie, et toi tu sais que d’entre toute c’est ma préférée. Alors que nous nous trouvions dans l’assistance ayant fait des pieds et des mains pour arrivé enfin à cette office, alors que le fiancé prononçait ses voeux composés de sa verve, sa tendre promise s’écroula sur le sol prise d’un mal qui l’emporta.

Aujourd’hui je reviens d’un long voyage qui me fais réaliser une chose. Ce que l’on perçoit comme un malheur que Dieu place sur notre route peut prendre une issue positive et nous combler de joie en nous poussant à aller vers l’avant.

Aujourd’hui j’ai terminer mon séminaire de diacre. Dans quelques jours, j’emménagerai à Marseille où je me verrai recevoir ces charges.

Aujourd’hui je suis à présent Reiter au sain de l’Ordre Teutonique qui se vit octroyer le fief de la Commanderie de Nans les Pins. Celle là même de l’Ordre d’Esterelle. Cela te rappel-t-il quelque chose à tout hasard ?

Aujourd’hui je suis heureuse aux côtés d’un homme qui me comble d’amour à chaque jours qui passe.

Aujourd’hui je pense à toi Alexis.

Alexandra qui te réécrira.
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